Un peu d’esthétique, que diable !
On sent qu’on n’est pas loin du but.
Pour motiver les troupes, le chef a affiché sur le fuselage la liste des travaux restant à faire, où l’on raye progressivement ce qui est fait.
On constate avec soulagement que malgré tout, le volume de la liste diminue petit à petit.

Il serait bien dommage de laisser cette belle machine tout en blanc, sans y mettre une décoration de couleur.
On opte pour un ensemble autocollant proposé par le fournisseur des coques en composite.
La mise en place de la décoration nécessite un découpage et un ajustage précis.
Ces dames sont sollicitées pour apporter leur touche de finesse à l’opération.

Après la pose des autocollants rouges, une profonde question existentielle fait débat : va-t-on le laisser comme ça ( c’est pas mal) ou ajouter la partie noire proposée ?
S’ensuit une consultation de nombreux savants, experts, politologues, autocollanologues, docteurs ès ULM de l’Université de Sabonnères, au sein de commissions de réflexions ...

Les divers experts ayant momentanément laissé tomber le Brexit, le réchauffement climatique, et les manifs de gilets jaunes pour donner leur avis, on décide de poser aussi la partie noire.
Ça donne ça.
On note au passage que notre Nynja est désormais immatriculé , et que les papiers officiels de la DGAC lui confèrent l’indicatif "31 ADU « .
On le reconnaîtra donc sans peine lorsqu’il passera au dessus de nos chaumières, chaudement applaudi par ses admirateurs.

Galvanisée par l’esthétique de la machine, l’équipe des bénévoles se remet au boulot, tels une ruche, dans le froid du hangar, car entre-temps, l’hiver est revenu.
Il s’agit maintenant de monter verrières et pare-brises, ce qui implique la pose d’un nombre conséquent de rivets.
La pince à rivets tourne à fond, et son usage confère aux bénévoles une poigne que vous apprécierez, la prochaine fois que vous leur serrerez la main.
